Et à part ça ?

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Re: Et à part ça ?

Messagepar Arthur Gordon Pym » 08 Jan 2019, 15:12

Claude Nougaro - Le Paradis (2018)

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Pour tenter de réveiller le forum qui somnole après les fêtes de fin d'année, je vous livre une curiosité, trouvée par hasard. Il s'agit d'une compilation de titres de Claude Nougaro qui a été publiée par un éditeur exotique le 22 juin 2018. Les titres sont bien chantés par Nougaro dans leurs versions originales, mais, ce que j'ai trouvé curieux, ce sont les titres, tous en anglais sur la pochette et sur le CD, qui n'ont pas grand chose à voir avec les titres d'origine en français (voir la liste en anglais et les titres correspondants en français en-dessous). À noter que cette rareté ne se trouve en vente en France qu'en version numérique chez Amazon, et chez Qobuz. Si quelqu'un en sait davantage, qu'il nous en fasse part.

Ci-dessous, la traduction de la présentation du disque, faite en anglais sur un site exotique.

"Largement considéré comme le chanteur qui a fusionné les traditions de la chanson Française avec l'énergie et la verve du jazz américain, Claude Nougaro est né à Toulouse le 9 septembre 1929. Fils d'un chanteur d'opéra et d'un professeur de piano, il a été élevé en grande partie par ses grands-parents, dévorant non seulement la musique classique mais aussi la chanson française de Charles Trenet et Edith Piaf, et le swing américain de Louis Armstrong et Glenn Miller diffusés via Radio-Toulouse. Malgré son amour des arts, Nougaro n'a jamais appris à lire de la musique ou à jouer un instrument, et en 1947, il a brièvement travaillé comme journaliste avant de servir dans la Légion étrangère Française au Maroc. Après son service militaire, il s'installe à Paris, barbotant dans la poésie et se lie d'amitié avec le dramaturge Jacques Audiberti, grâce auquel Nougaro a établi un certain nombre de contacts dans le monde du cabaret. Il a d'abord joué au Club de Montmarte Le Lapin Agile en 1955. Nougaro fait ses premiers enregistrements en 1958, bien que la vogue fût de chanter en pur Français, il se produit avec un accent Toulousain prononcé, avec des syllabes épaisses et une profondeur rythmique née de son affection pour les chanteurs américains. En plus de collaborer avec des grands du jazz, dont Sonny Rollins, Ornette Coleman, et Nat Adderley, au cours des années 1960 Nougaro a étudié la musique brésilienne, en collaboration avec Baden Powell et Chico Buarque. Ses chansons les plus connues sont "je suis sous ", "Cécile, ma fille ", "Jazz et Java, " et "Paris mai, " écrit dans le sillage de mai 1968, les manifestations des étudiants anti-gouvernement. Bien que les succès commerciaux de Nougaro aient décliné au cours des années 1970, il a fait un retour inspiré, avec un album enregistré à New York "Nougayork". À la même époque, il a aussi expérimenté des rythmes africains. Après des années de santé défaillante, Nougaro meurt le 4 mars 2004 à l'âge de 74 ans. Après son décès, le Président Jacques Chirac a dit la chose suivante : "un véritable poète nous a quittés. ""

Artist: Claude Nougaro
Title: Le Paradis
Year Of Release: 2018
Genre: Pop, Chanson
Composer: Claude Nougaro / Claude Nougaro
Music Publisher: Edizione Jazz / Edizione Jazz


Titres figurant sur l'album (en anglais, ça fait très jazz):

01. That's My Desire
02. You're Moving Me (seul titre de l'album trouvé sur YouTube avec la bonne pochette.)
03. One Right After Another
04. High School Social
05. Everything's Gonna Be Alright
06. Think Me a Kiss
07. Take a Step
08. Where Did I Make My Mistake
09. I'll Never Be Free
10. Stay as Sweet as You Are
11. Harbour Lights
12. For All You've Done
13. How Deep Is the Ocean
14. Everybody Needs Somebody
15. I Told Myself a Lie
16. The Way I Feel

Et les équivalents en français (les titres originaux)

01. Marguerite
02. Une Petite Fille
03. Les Anges
04. La Chanson
05. Serge Et Nathalie
06. Vachement Decontracte
07. Toutes Les Musiques
08. Tiens Toi Bien A Mon Coeur
09. Le Jazz Et La Java
10. Le Paradis
11. Le Piano De Mauvaise Vie
12. Le Rouge Et Le Noir
13. Il Y Avait Une Ville
14. Direction Venus
15. Ouh (Allez-Y Les Bergeres)
16. Les Don Juan
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Re: Et à part ça ?

Messagepar Arthur Gordon Pym » 08 Jan 2019, 16:06

Bruce Springsteen & The E Street Band – Madison Square Garden, New York, (sortie janvier 2019).

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Bruce Springsteen nous livre un nouveau live, en 3 CD, enregistré le 23/05/1988.

La dernière série de concerts de la tournée "Tunnel of Love" aux États-Unis donne une restitution très représentative des prestations offertes à l'époque par le E Street Band, alors au grand complet et en pleine forme. Figurent dans cet opus, les titres de l'album "The Tunnel of Love" ainsi que des classiques du boss et des reprises bien senties et rares : John Lee Hooker "Boom Boom," The Sonics "Have Love, Will Travel," Woody Guthrie " Vigilante Man", Edwin Starr "War", Jackie Wilson "Lonely Teardrops" et même Steppenwolf avec quelques notes de "Born to be Wild". Que du bon.

Extrait 5 titres
Full concert audio (3H20)

Les interprètes :
Bruce Springsteen – Lead vocals, guitar, harmonica;
Roy Bittan – Piano, keyboards;
Clarence Clemons – Tenor and baritone saxophones, percussion, backing vocal;
Danny Federici – Organ, glockenspiel, keyboards, accordion;
Nils Lofgren – Guitar, pedal-steel guitar, backing vocal;
Patti Scialfa – Guitar, percussion, backing vocal;
Garry Tallent – Bass;
Max Weinberg – Drums.

Les titres :

Disc 1:
01- Tunnel Of Love
02- Boom Boom (John Lee Hooker cover)
03- Be True
04- Adam Raised A Cain
05- Two Faces
06- Intro/All That Heaven Will Allow
07- Seeds
08- Vigilante Man (Woody Guthrie cover)
09- Cover Me
10- Brilliant Disguise
11- Intro/Spare Parts
12- War (Edwin Starr cover)

Disc 2:
13- Born In The U.S.A.
14- Tougher Than The Rest
15- Ain't Got You/She's The One
16- Intro/You Can Look (But You Better Not Touch)
17- Intro/I'm A Coward
18- I'm On Fire
19- One Step Up
20- Part Man, Part Monkey
21- Backstreets
22- Light Of Day/Born To Be Wild

Disc 3:
23- Intro/Born To Run (Acoustic)
24- Hungry Heart (with Jon Landau)
25- Glory Days (with Jon Landau)
26- Intro/Have Love, Will Travel (Richard Berry cover) (with Jon Landau)
27- Tenth Avenue Freeze-Out (with Jon Landau)
28- Intro/Sweet Soul Music (Arthur Conley cover) (with Jon Landau)
29- Intro/Raise Your Hand (Eddie Floyd cover) (with Jon Landau)
30- Intro/Lonely Teardrops (Jackie Wilson cover) (with Jon Landau)
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Re: Et à part ça ?

Messagepar Arthur Gordon Pym » 25 Jan 2019, 09:19

Bertrand Belin : Persona (25 janvier 2019)

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AFP, publié le vendredi 25 janvier 2019 à 08h00

"Ce que je chante c'est ce que je vois, ce que j'écris c'est ce que je pense": revoilà Bertrand Belin, dandy rock à fine plume, frappé d'une heureuse dichotomie créative, avec un superbe album et un livre qui paraissent simultanément.
Jeudi sort en librairies son troisième roman chez P.O.L. "Grands carnivores", et vendredi son septième opus "Persona", qui l'assoit un peu plus dans le paysage français comme le digne héritier d'Alain Bashung, disparu il y a déjà dix ans, autant en raison de l'intonation singulière de sa voix que pour le goût partagé d'une poésie succincte, décalée et elliptique.

"Les chansons, ça implique l'oral. Et donc l'oral implique mes obsessions et mes marottes. Alors que l'écriture au long cours d'un livre ne procède pas du tout en moi de la même trajectoire. Elle me permet d'être moins en contact avec le regard et de m'évader par la pensée. Ce sont deux géographies différentes pour un même voyageur", décrypte l'artiste de 48 ans, qui tient aussi un petit rôle dans le film "Ma vie avec James Dean", sorti mercredi et dont il signe la bande originale.

Succédant à "Cap Waller" (2015), "Persona" voit donc son auteur revenir à certains thèmes qui l'obsèdent depuis 15 ans, tel la solitude, la rudesse du monde qui nous entoure, la fuite du temps.
"Par définition, les obsessions restent les mêmes, mais le champ se déplace. Mes premiers disques faisaient déjà beaucoup état de ces questions-là, mais elles étaient situées dans un environnement qui était le plein air, dans des zones désertiques, maritimes... Il n'y avait pas l'urbanité, si présente dans cet album avec toute la férocité que ça suppose", dit-il.

"La dureté de l'époque me frappe. La pression monte et l'aspect douloureux du regard avec elle. Il y a une confrontation quotidienne entre les classes sociales. J'y suis plus sensible aujourd'hui, sûrement parce que l'intensité de cette confrontation est plus forte", développe Belin qui a écrit ses chansons il y a de nombreux mois, anticipant, sans le savoir, la séquence des "gilets jaunes".

- "Un disque en rase-motte" -
L'individu esseulé au milieu de tout, qui chute sous le poids de l'indifférence ("J'ai glissé/Je n'ai plus de paix, de paye, de pays/Me donner du pain/M'en faire don") au coeur d'une foule où "chacun vaque à son destin" comme le chantait Alain Bashung dans "Comme un lego", Betrand Belin le scrute depuis trente ans qu'il vit à Paris. "Un endroit d'observation remarquable pour se rendre compte de ce à quoi les populations sont confrontées."
"Quand on essaye de comprendre comment fonctionne le monde, d'où peut-on voir les choses? On nous parle de la finance, des grands enjeux de l'économie internationale, du CAC40, de l'écroulement des bulles spéculatives... Mais il faut être un spécialiste pour comprendre quelque chose à ça! Pour saisir comment marche le monde, il suffit de baisser les yeux dans la rue et on a tout de suite le résultat. Ce disque est un disque en rase-motte, je l'ai fait à un mètre du sol", certifie Belin.

Dans "Persona", Bertrand Belin épure plus que jamais son style. Un souci de la précision, du minimum d'effet, un art de l'extraction qu'il applique aux mots comme aux notes, avec une grande place accordée aux silences. Parlants forcément.
"Je tente de maîtriser cet espace, abonde Belin. Là dessus je subis une influence du chanteur folk canadien Bill Callahan. Mais quand j'arrête de prononcer des mots, il y a quand même quelque chose qui continue de courir en-dessous: la musique." Planante le plus souvent.
Adepte de l'itératif dans ses chansons, que se répète Bertrand Belin par les temps qui courent? "Le mot +respire+ revient souvent en ce moment. Or je suis hyperperméable à la température du monde et c'est un peu étouffant. Sans un peu de distance on ne peut pas vivre. Et moi, j'ai besoin de vivre aussi."


1. Bronze
2. Grand Duc
3. Choses Nouvelles
4. Sous Les Lilas
5. Sur Le Cul
6. Camarade
7. Vertical (Dindon)
8. Nuits Bleues
9. L'opéra
10. En Rang (Euclide)
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Re: Et à part ça ?

Messagepar roland65 » 26 Jan 2019, 10:03

Oui, il y a une longue et très favorable chronique de l'album dans le Télérama de cette semaine.
Je vais écouter cet album !
Merci...
Deux particules sont dites dans un état intriqué lorsque l'état des deux particules n'est pas factorisable en un produit tensoriel de deux états à une particule.
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Re: Et à part ça ?

Messagepar Claire » 26 Jan 2019, 16:00

Bertrand Belin c’est vraiment fort ce qu’il fait. Je n’ai pas assez suivi, merci de me rappeler son talent si personnel. Je viens d’écouter « Bronze », c’est puissant.
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Re: Et à part ça ?

Messagepar Arthur Gordon Pym » 27 Jan 2019, 21:11

Rival Sons - Feral Roots (25 janvier 2019)

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Dix ans après leurs débuts, le groupe californien Rival Sons, emmené par le chanteur charismatique Jay Buchanan et son complice à la magic touch, le guitariste Scott Holiday, semble être allé chercher plus que jamais son inspiration dans les productions des 70’s pour son dernier disque. Intitulé "Feral Roots", "racines sauvages" en français, ce nouvel album a été conçu dans une cabane au fin fond du Tennessee après une longue tournée en première partie de Black Sabbath; ce qui pourrait peut-être expliquer l’ambiance rock classique et organique de ce nouveau Rival Sons qui n’oublie pas de parsemer ici et là quelques effets soul, électro et blues.
À recommander aux nostalgiques des seventies.

"Rival Sons-Feral Roots
Toujours aussi impressionnants, les Californiens rendent un hommage brillant à leurs racines musicales.
Ça commence par un riff rentre-dedans et électrique prolongé d’un refrain entêtant façon Black Keys (Do Your Worst), et ça finit en apothéose avec une divine chorale gospel (Shooting Stars) : pour leur premier album chez Atlantic, le sixième de leur discographie, les Américains de Rival Sons ont vu les choses en grand, en dignes porte-drapeaux d’un revival rock débridé et affranchi de ses parfois encombrantes influences."

Les Inrocks 27/01/2019.

"Rival Sons : tels pairs, tels fils.
Les Californiens de Rival Sons démontrent encore la vitalité de leur blues-rock sous influence Led Zep.
S’il venait un jour à quelque hurluberlu l’idée d’inventer, pour on ne sait quelle cérémonie honorifique, le trophée du “Meilleur groupe rock qui ne fait pas d’histoires et dont les membres rêvent sûrement d’aller border leurs mômes ou de jouer à la console avec eux plutôt que de saccager des chambres d’hôtel”, il y a fort à parier que les Rival Sons décrocheraient la timbale à peu près tous les ans. C’est bien simple, la seule excentricité de ces types-là doit résider dans le fait de débouler sur scène pieds nus ou dans des costumes dont la couleur flashy peut provoquer d’éventuels, mais très improbables, accès de conjonctivite. Alors quoi ? Tout pour la musique, comme disait qui vous savez ? Il y a de ça, oui. Et ça ne date pas d’hier, puisque ça remonte à 2008 – ou 2009, il y a débat sur la question, selon que l’on prend ou non en considération la participation éphémère du premier chanteur du groupe, qui aujourd’hui met davantage en avant, sur son profil LinkedIn, ses qualités de “creative director, marketing strategist, team manager, public relations and sales executive, purchaser”, voire son rôle dans son autre groupe, Oleander. Aucune raison, donc, de changer une formule mise en place depuis six albums – il se peut que l’on oublie un EP en cours de route, mais on ne va pas chipoter pour si peu –, d’autant que ladite formule a déjà montré toute l’étendue de son efficacité avec Head Down (2012), Great Western Valkyrie (2014) et Hollow Bones (2016), pour ne retenir que les trois derniers albums en date, avant celui-ci."

Rolling Stone 26/01/2019.

"Avec un sixième album annoncé pour cette nouvelle année et défloré par le détonnant single Do Your Worst en délicieux apéritif huileux et pimenté, les Californiens de Rival Sons continuent à labourer avec obstination, les terres défrichées en leur temps par Led Zep, Purple, Sabbath, Cream ou les Black Crowes depuis. Soit une formule old school parfaitement rodée depuis leur chef-d'œuvre Great Western Valkyrie (2014), distillant à grands coups de riffs poisseux, de psyché bluesy, de torride rock soul et de boucan garage, un élixir de jouvence n'ayant que puissance, testostérone et sensualité en tête. Qu'importe alors ce que ce Panthéon électrique puisse avoir d'encombrant. Qu'importe cet attachement profond à un (forcément) sublime archaïsme du rock'n'roll version sixties et seventies. Derrière la voix millésimée mi-ange, mi-démon de Jay Buchanan, Scott Holiday (guitare), Michael Miley (batterie) et Dave Beste (basse) laissent tranquillement peaux et amplis chauffer au soleil cuisant de Long Beach, juste avant de mouliner comme à la parade ce réjouissant blues-rock et heavy-vintage, aiguisé encore l'an passé par leurs premières parties pour les Stones. Avec seulement quatre dates en France pour leur tournée européenne, les bruyants Californiens passeront par La Rochelle. Petit(e)s veinard(e)s, serait-on tenté d’ajouter !"
La sirène de La Rochelle.

Interview sur Oui FM

Ils seront en tournée en France à partir du 8 février (au Bataclan le 9).

Les titres :

1. Do Your Worst
2. Sugar On The Bone
3. Back In The Woods
4. Look Away
5. Feral Roots
6. Too Bad
7. Stood By Me
8. Imperial Joy
9. All Directions
10. End Of Forever
11. Shooting Stars
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Re: Et à part ça ?

Messagepar Lionel » 28 Jan 2019, 17:07

Bertrand Belin c’est vraiment fort ce qu’il fait. Je n’ai pas assez suivi, merci de me rappeler son talent si personnel. Je viens d’écouter « Bronze », c’est puissant.


Je n'ai pas encore écouté ce dernier album qui vient de sortir (ça ne saurait tarder) mais j'aime à peu près tout ce qu'il a fait, et en particulier son précédent Cap Waller où il a encore poussé son style un peu plus que dans ceux d'avant.
Selon moi, c'est un des tout grands.
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Re: Et à part ça ?

Messagepar Arthur Gordon Pym » 28 Jan 2019, 20:34

Maud Lübeck – Divine (janvier 2019)

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En 2012 La Fabrique , premier album de Maud Lübeck recevait une pluie d’éloges. Elle enchaînait une tournée piano solo en ouverture notamment de Dominique A. Quatre années plus tard paraissait Toi Non Plus véritable concept-album écrit et composé au fil d'une rupture, où Maud Lübeck mêlait sons vintages et électro modernes. Maud revient aujourd'hui avec Divine (Chroniques d’une Rencontre), troisième album épuré et lumineux qui vient clore son diptyque amoureux. Ecrit composé arrangé entièrement seule, elle a fait appel à Maissiat et Edward Barrow pour les chœurs .


"Bonne nouvelle pour ceux qui s’inquiétaient de sa vie sentimentale, après un disque racontant les douleurs d’une séparation, Maud Lübeck a retrouvé quelqu’un ; ce troisième album lui est même (presque) tout entier dédié. Une carte du Tendre : la jeune femme chante le coup de foudre initial, la sidération amoureuse, l’épanouissement d’une vie à deux sans anicroche, les envies d’avenir… Mais aussi les angoisses inhérentes à tant de béatitude. Peur que la belle histoire ne s’arrête. Avec le piano-voix pour matrice musicale, Maud Lübeck ne cache rien de ses états d’âme. L’urgence et l’absolu qu’elle injecte à ses mots ne sauraient laisser de marbre : « Prends soin de moi ou je meurs », lâche-t-elle dans Cœur, aux accents souchoniens. Ailleurs, au fil d’une entêtante litanie, elle prévient : « Ne me dis pas que tu m’aimes, d’autres l’ont dit/D’autres m’ont dit je t’aime, et sont parties. » L’accord au féminin, qui saute aux yeux dans un clip sous-titré à la manière d’un karaoké, dévoile un peu plus encore son intimité. Signe des temps : depuis deux ou trois ans, les chanteurs français (et singulièrement les chanteuses) sont de plus en plus nombreux à assumer ainsi une homosexualité ni tonitruante ni revendicative, juste naturelle. Maissiat fit de même, et ce n’est pas un hasard si on la retrouve ici aux chœurs. Il existe entre les deux femmes une évidente proximité artistique : dans la lignée d’une Barbara ou d’une Françoise Hardy, elles sont de celles qui poursuivent la déjà longue histoire d’une chanson douce, aux sentiments pourtant ardents."
Valérie Lehoux Telerama n°3601.

Les titres :
1.Divine
2.Amoureuse
3.A deux
4.L'autre part
5.Cardiophonie
6.Ne me dis pas
7.L'absente
8.Cœur
9.Dernier amour
Modifié en dernier par Arthur Gordon Pym le 31 Jan 2019, 20:59, modifié 1 fois.
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Re: Et à part ça ?

Messagepar Arthur Gordon Pym » 28 Jan 2019, 21:16

Halo Maud – Je Suis Une Île (2018)


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Remarquée aux côtés de Moodoïd et de Melody’s Echo Chamber, Maud Nadal vole de ses propres ailes depuis un morceau publié sur une compilation de La Souterraine en 2015. La révélation est immédiate. Et l’ascension fulgurante puisque Halo Maud est aujourd’hui adoubée par Baxter Dury et Phoenix, dont elle a les honneurs des premières parties. En douze plages contemplatives et parfois teintées de psychédélisme, Je Suis Une Île s’impose comme un disque ambitieux et lumineux de dream pop. Dès l’ouverture scintillante en forme de chanson d’amour perdu ('Wherever', entêtant single), Halo Maud jette les bases de son répertoire, qui la situerait quelque part entre Blonde Redhead et Beach House. Multipliant indifféremment les pop song bilingues et les ballades oniriques, Maud joue de sa voix magnétique pour happer l’auditeur.

Maud Nadal n’est pas une novice vu qu’elle est la prestigieuse collaboratrice de Moodoïd et de Melody’s Echo Chamber. Il est temps pour elle de briller un peu plus en solo, la preuve avec son véritable premier album nommé Je Suis Une Île qui paraît sur le prestigieux label britannique Heavenly Recordings, ce qui n’est pas rien pour une artiste francophone.

Avec l’aide de Robin Leduc aux manettes, Halo Maud marche sur les pas de son premier EP à savoir un mélange entre pop psychédélique et chanson française vintage résolument insulaire et envoûtant. Et très vite, avec la voix céleste et doucement haute perchée de la chanteuse, nous voilà transportés dans un univers parallèle et onirique à travers des titres résolument abstraits que sont « Wherever », « Chanceuse » ou encore « Surprise » où elle alterne l’anglais et le français à travers des ambiances défiant l’espace-temps comme jamais.

Et c’est dire qu’elle est très bien entourée en plus de Robin Leduc car on retrouve Olivier Marguerit alias O aux claviers, Stéphane Bellity de Ricky Hollywood à la batterie, Vincent Mougel à la basse et Benjamin Gilbert d’Aquaserge à la guitare. Et ce live-band ira transmettre avec brio les interprétations de notre hôtesse notamment sur le très autobiographique « Proche proche proche » qui font corps à corps avec les textures synthétiques mais également la conclusion bien originale du nom de « Des bras » se concluant sur un passage rythmé pour ne pas dire dansant et spatial soutenu par des « Au revoir, à bientôt ! » qui est plutôt une belle façon de clore ce premier opus. Pour ce premier opus, Halo Maud nous attire comme une force magnétique et nous invite à partager ses tranches de vie sur des compositions à mi-chemin entre dream-pop et pop psychédélique à la française qui sont de pure qualité.

"Auteure-compositrice et multi-instrumentiste, Halo Maud titille l'espace de la pop psyché francophone. Elle chante avec sa voix possédée haut perchée, des rites de passage, des amours révolus, la nuit et le temps qui file. Elle est également la guitariste de Moodoid."
Télérama.

Les titres :

Wherever
Du Pouvoir/Power, live
Chanceuse
Surprise (live, enregistré en I'Eglise St Eustache, Paris, Juin 2017)
Tu Sais Comme Je Suis
De Retour
Baptism
Fred
Je Suis Une Ile
Proche Proche Proche
Dans la nuit, version live
Des Bras (live)

Pour le plaisir, l Holy Are You (Electric Prunes) l Festival St Eustache enregistré en I'Eglise St Eustache, Paris, Juin 2017
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Re: Et à part ça ?

Messagepar Arthur Gordon Pym » 29 Jan 2019, 22:01

Etonnante version de Walkin' Blues par le Joanna Connor Band

Passons aux choses sérieuses : regardez et surtout écoutez cette version de Walkin' Blues du regretté Robert Johnson qui vendit son âme au diable au fameux Crossroad, interprétée par la méconnue et pourtant excellente guitariste et chanteuse Joanna Connor et son orchestre. Installée dans une cour entre deux maisons à Norwood dans le Massachusetts, devant un maigre public, au début elle craint un peu de gêner les voisins qui ne sont peut-être pas commodes dans ce quartier miséreux, puis, la passion pour la musique l'emporte …. vers des sommets.
Ceci est avant tout destiné aux amateurs de blues mais peut être regardé par toutes et tous. Bon visionnage et appréciez.
Modifié en dernier par Arthur Gordon Pym le 30 Jan 2019, 09:07, modifié 1 fois.
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Re: Et à part ça ?

Messagepar Monfreid... » 30 Jan 2019, 08:11

Joanna Connor, j'en ai connu une comme ça qui servait de l'apple pie dans des bocaux à ses amis :wink: (c'est une référence à la saison 2 de Justified, pour les amateurs du sud qui envoie du bois)

y'a le dernier Bob mould (sunshine rock) qui est sympa aussi
Modifié en dernier par Monfreid... le 30 Jan 2019, 13:58, modifié 1 fois.
je les ai tous empaillés, jusqu'à la dernière peluche !
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Re: Et à part ça ?

Messagepar Arthur Gordon Pym » 30 Jan 2019, 09:10

Monfreid... a écrit:Joanna Connar

Lapsus calami ou jeu de mot laid….. back ?
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Re: Et à part ça ?

Messagepar Monfreid... » 30 Jan 2019, 13:58

plutôt vieux trouble qui fait des siennes, j'vais éditer
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Re: Et à part ça ?

Messagepar Arthur Gordon Pym » 30 Jan 2019, 21:09

Monfreid... a écrit:y'a le dernier Bob mould (sunshine rock) qui est sympa aussi


À ton instigation, je viens d'écouter le dernier Bob Mould, qui sort officiellement le 8 février et je le trouve excellent. Il me fait fortement penser à The Angels, le groupe australien connu en Europe sous le nom d'Angel City, par le style et la voix qui fait penser à Doc Neeson (RIP Doc). Des morceaux bien enlevés et puis d'autres un peu plus pausés, un bon équilibre en somme.

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Sunshine Rock est le 13e album solo de l'ancien Hüsker Dü et ex chanteur de Sugar, Bob Mould. La sortie de l'album est annoncée le 24 octobre 2018. L'album sera mis en vente le 8 février 2019.

«Il y a près de quatre ans, j'ai fait des projets pour une pause prolongée», explique Mould. «J'ai commencé à passer du temps à Berlin en 2015, j'ai trouvé un appartement en 2016, et je suis devenu résident en 2017. Mon séjour à Berlin a été une expérience qui change la vie. Les jours d'hiver sont longs et sombres, mais quand le soleil revient, tous les esprits resurgissent.

Ces trois années à Berlin auraient littéralement jeté un nouvel éclairage sur l'état d'esprit quotidien de Mould.

"Depuis 2011, pour voir un peu de lumière dans les trois derniers albums, dont deux ont été perturbés, et donc influencés, par la perte de mes deux parents, à un moment donné j'ai dû mettre une note post-it sur mon poste de travail et me dire: «essaie de penser à de bonnes choses. Sinon, je pourrais vraiment descendre dans un long trou sombre», dit-il. "J'essaie de regarder des choses plus gaies ces jours-ci comme un moyen de rester en vie."

Cela rend Sunshine rock comme un produit logique du climat actuel comme une sorte de rage intérieure et la recherche d'une source d'espoir pour voir le futur plus riant. Les variations sur le mot "soleil" apparaissent 27 fois dans cinq chansons différentes au cours des 37 minutes de l'album.

«Sunshine Rock» était une chanson si brillante et optimiste qu'une fois l'ensemble réuni, je savais que ce serait la piste de titre, qui a vraiment mis le ton pour la direction de l'album, dit Mould. «C'était drôle, parce que l'écriture a été comme une ouverture d'esprit, c'était comme, "quand on regarde les bons côtés de la nature, tout n'est pas perdu".

Un album de sortie de dépression particulièrement réussi et enthousiasmant.

Sunshine Rock
What Do You Want Me to Do
Sunny Love Song
Thirty Dozen Roses
The Final Years
Irrational Poison
I Fought
Sin King
Lost Faith
Camp Sunshine
Send Me a Postcard
Western Sunset
Modifié en dernier par Arthur Gordon Pym le 02 Fév 2019, 16:55, modifié 1 fois.
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Re: Et à part ça ?

Messagepar Monfreid... » 01 Fév 2019, 07:16

jolie présentation :wink:

personnellement j'ai apprécié l'album et la démarche, cela semble assez "lourd" au premier abord mais c'est assez nuancé et intéressant, il y a juste la batterie que j'ai trouvé un peu trop en avant à mon goût.

je ne sais pas si c'est déjà sortie ou non mais Sarah McCoy - blood siren, c'est bien sympa aussi.

Image

je l'avais croisée sur arte, il existe encore un lien
https://www.youtube.com/watch?v=9j7wNqBVBlA

le concert est plus "enlevé" que l'album (assez minimaliste) mais la voix fait que l'on reste dans le même univers
je les ai tous empaillés, jusqu'à la dernière peluche !
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