Et à part ça ?

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Re: Et à part ça ?

Messagepar Arthur Gordon Pym » 16 Déc 2018, 11:33

Bruce Springsteen – Springsteen on Broadway (14 décembre 2018)

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En cette fin d'année, nous restons dans les performances acoustiques, après Neil Young, voici Bruce Springsteen. SPRINGSTEEN ON BROADWAY c'est la performance acoustique solo écrite et interprétée par Bruce Springsteen. Basée sur son autobiographie best-seller dans le monde entier 'Born to Run', publiée en 2016, SPRINGSTEEN ON BROADWAY est une soirée unique avec Bruce, sa guitare, un piano, et ses histoires très personnelles. la seule invitée aux côtés de Bruce est ...Patti Scialfa, évidemment. L'album, c'est la totalité de la performance Live, disponible sous la forme de 2 CD, ou sur vinyle en 4 LP.

Très peu de fans ont ou ont eu la chance de pouvoir assister au spectacle de Bruce Springsteen à Broadway, au Walter Kerr Theatre. Après la découverte cet enregistrement, je n'ai pas pu résister à vous le présenter. C'est une très belle surprise. D'abord, le son (essentiel) est simplement exceptionnel, on a vraiment l'impression d'être dans la salle, quel bonheur, c'est exactement ce qu'on recherche en écoutant un live! Bruce interprète en solo acoustique plusieurs de ses tubes, au piano ou à la guitare : mention spéciale à une version hyper minimaliste de Born in the USA où le texte reprend toute son importance. Et entre ses morceaux, il nous raconte des moments de sa vie, en lisant des extraits de sa fabuleuse autobiographie. Il le fait avec beaucoup d'humour, sans langue de bois. Il est même accompagné par sa femme Patti pour de beaux moments d'émotion et de complicité. Il dresse le portrait sans compromis d'un artiste majeur, véritable bête de scène, même s'il privilégie ici l'intimité et l'écoute avec le public (qui peut quand même se déchaîner sur Tenth Avenue Freeze-out, acclamant au passage Clarence Clemons et le E Street Band!). Le spectacle s'achève sur Born to run, un résumé de sa vie en quelque sorte. Il faut en profiter avec la sortie officielle de cet enregistrement qui se trouvait déjà depuis quelques mois en vente sous le manteau...


Chronique d'Isabelle Choquet et Marie Sasin d'RTL2 :

"Il y a deux sortes de personnes : ceux qui aiment Springsteen, et ceux qui ne l'ont jamais vu en concert. Le "Boss" est un dieu du stade. D'abord il y a cette voix, puissance, rugueuse, sans artifice et qui vous prend aux tripes. "J'ai la puissance, la tessiture et la résistance d'un barman. Mais ni belles couleurs, ni finesses", nuance Bruce Springsteen.

En plus de son charisme de dingue, son énergie est quasi intacte. À bientôt 70 ans, il s'épuise toujours dans des shows de trois ou quatre heures, presque sans pause. Avec un record de 4h04 il y a deux ans, in Philadelphia of course. Entre octobre 2017 et décembre 2018, il a donné un concert intimiste intitulé Springsteen on Broadway, jalonné de réflexions et d'anecdotes, cinq fois par semaine à New York.

"C'est une arme de destruction massive", dit un journaliste. Jamais deux fois le même concert, il joue au gré de ses envies et de celles du public dont il invite certains sur scène. Plus qu'un spectacle, c'est une communion.

Il a la poésie ouvrière, celle de ses racines.

Ses chansons racontent l’Amérique des prolos : existences ordinaires, sentiments universels, Springsteen a la poésie ouvrière, celle de ses racines. Chez lui, on votait démocrate, parce que "quand on est ouvrier on est démocrate", c'est ce que lui disait sa mère et il a gardé cet engagement, humanitaire et politique.

Alors bien sûr, aujourd'hui, il est millionnaire. Mais, il n'a pas oublié ses années de galère, à fouiller les poubelles pour trouver de quoi manger. Son premier restaurant, c'était après son premier contrat, il avait 27 ans. "Je n'ai jamais prétendu avoir une grande conscience sociale, dit-il. Mais le sentiment d'une vie gâchée et d'un monde injuste, je l'ai ressenti... à travers mon père."

Un père qui ne l'a pas aimé.

"Une bête humaine à cou de taureau, un personnage à la Bukowski qui a passé sa vie sur le cul d'un tabouret de bar", voilà comment Bruce Springsteen décrit son père dans son autobiographie.

Le petit Bruce était plutôt comme sa mère : généreux, attentif aux autres. Des défauts, tout ça, surtout pour un garçon ! Voilà ce que pense son père, qui ne dit rien mais le menace toujours. Il méprise son fils, il faudra une vie entière à Bruce pour surmonter ça. Les succès et les stades combles n'y suffiront pas. Tel père tel fils, Springsteen est rattrapé par une dépression qui ne l'a jamais vraiment quitté, la folie n'étant jamais loin.


Springsteen prend des médicaments sans drogue ni alcool, et en tire une certaine fierté. Une fierté d'ouvrier qui fait bien son travail, même quand ça fait mal."

Chronique du concert du 16 octobre 2017, par Vincent Eyraud, parue dans Télérama :

"Depuis le 3 octobre et pour quatre mois, le Boss présente son one-man-show à New York. Beaucoup de souvenirs et d’anecdotes, drôles ou émouvants, et une poignée de chansons. Un spectacle intime, loin du gigantisme enfiévré de ses concerts habituels.


Bruce Springsteen vient de plaquer sur sa guitare acoustique les derniers accords de Born to run. Il est un peu plus de 22 heures ce vendredi 13, et le Walter Kerr Theatre explose enfin. Cette petite salle new-yorkaise, située à deux pas de Times Square, accueille le Boss en solo, cinq soirs par semaine, depuis début octobre et jusqu'à février prochain. Quatre-vingts dates au total, toutes sold out depuis longtemps. Un marathon en toute intimité, entre concert et one-man-show, intitulé Springsteen on Broadway.

Comme un seul homme, les 950 spectateurs se lèvent et applaudissent à en faire trembler les murs dorés. En une seconde, le théâtre feutré aux étroites rangées de sièges rouges paraît se métamorphoser en l’un de ces stades gigantesques dans lesquels Springsteen a l’habitude de se produire. Comme une évidence, il vient de clôturer ces deux heures de show par sa chanson la plus emblématique, celle qui donna son nom à son troisième album, qui le fit passer, en 1975, du statut de songwriter doué et prometteur à celui de star mondiale.

Un besoin viscéral d’écrire des chansons.

Born to run, trois mots qui claquent comme une profession de foi, et qui sont aussi le titre de ses Mémoires, parus en 2016, et dont ce spectacle est le prolongement. Alternant monologues et chansons, le Boss se raconte. Tout est chapitré, très écrit, pas forcément chronologique. Aucune phrase, aucun mot ne semblent improvisés, pas de place ici pour cette spontanéité qui d’habitude est l’une de ses marques de fabrique. Bruce qui raconte Springsteen – et inversement – est émouvant, souvent drôle, cabotin parfois. Emouvant quand il évoque sa famille ou son ami Clarence Clemons, saxophoniste historique du E Street Band, disparu en 2011. Drôle, notamment quand il se moque de lui-même : né pour courir, lui ? Il habite pourtant dans le New Jersey, à quelques kilomètres de l’endroit où il est né. Il déroule son enfance à Freehold, entre son père, taciturne et renfermé, dont il héritera des penchants dépressifs, et sa mère, généreuse et solaire, qui lui acheta sa première guitare. Il raconte le choc de sa découverte du rock’n’roll, devant le déhanché d’Elvis un soir à la télé, et son besoin irrésistible, viscéral, d’écrire des chansons. Des chansons, il en jouera une quinzaine, debout à la guitare, parfois soulignées à l’harmonica, ou assis derrière un piano à queue noir. Une traversée en solitaire, seulement interrompue sur deux titres par la présence à ses côtés de sa femme, Patti Scialfa, unique membre présent du E Street Band.

Dans le public, personne n’est venu par hasard.

Mur de briques sombres en fond, quelques flight cases posées sur le devant de la scène, le décor est épuré. Les jeux de lumière le sont aussi et habillent Springsteen au moins autant que son tee-shirt sombre et ses boots noires. Chaque monologue précède, introduit, complète une chanson : My father’s house pour son père, qu’il allait, enfant, chercher dans les bars pour le ramener à la maison ; The Promised Land, qui raconte cette passion dévorante de toujours tracer la route. Ou Born in the USA, revisitée en version guitare slide, récit de cette guerre du Vietnam qu’il n’a pas voulu faire et source d’une énorme confusion : celle d’une chanson anti-militariste qui, si on ne l’écoute que d’une oreille, sonne comme un tonitruant hymne patriotique.

Pas de risque de malentendu au Walter Kerr Theatre où, du balcon au parterre, tout le monde écoute de ses deux oreilles. Personne n’est là par hasard, tous sont des fans endurcis qui se sont battus pour avoir leur place lors de la mise en vente, alors que les prix allaient de 75 à 800 dollars. Des hommes et des femmes, majoritairement blancs, plus cinquantenaires qu'adolescents, et qui ponctuent chaque morceau d’applaudissements nourris. Mais quasi personne ne s'aventure, comme dans un concert habituel de leur idole, à accompagner Springsteen de la voix. Le feutré de l’endroit, l'intimisme du spectacle créé une légère frustration, celle de ne pas se sentir libre de s'enflammer, de chanter, notamment sur certains passages rituellement repris en chœur, comme sur la fin du premier couplet de Thunder Road.

Introspection universelle.

Encadrés d’anecdotes, les titres en acoustique perdent parfois de leur énergie, mais jamais de leur force. Ils gagnent en revanche en finesse, donnant à entendre un récit qui dépasse les quarante-cinq années de carrière de Springsteen. Ses chansons racontent les dernières décennies d’une certaine Amérique, celle qui bosse dur, prend du bon temps, perd son job, garde espoir, aime, divorce, se perd, se retrouve. Springsteen on Broadway apparaît comme une introspection universelle dans laquelle Bruce raconte son histoire qui, au final, est autant la sienne que la nôtre. Que l’on soit né aux USA ou pas, né pour courir ou non."

Liste des titres :

01 Growin' Up
02 My Hometown
03 My Father's House
04 The Wish
05 Thunder Road
06 The Promised Land
07 Born In The U.S.A.
08 Tenth Avenue Freeze-Out
09 Tougher Than The Rest Avec Patti Scialfa
10 Brilliant Disguise Avec Patti Scialfa
11 Long Time Comin'
12 The Ghost Of Tom Joad
13 The Rising
14 Dancing In The Dark
15 Land of Hope and Dreams
16 Born To Run


Disponible chez tous les bons disquaires.
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Messagepar Arthur Gordon Pym » 19 Déc 2018, 20:58

Billy F Gibbons – The Big Bad Blues (21 septembre 2018)

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Concord Records a publié The Big Bad Blues, le deuxième album solo de la légende de ZZ Top Billy Gibbons, le 21 septembre 2018. C'est le successeur de son inégal premier album solo Perfectamundo publié en 2015, teinté afro-cubain.

Le Big Bad Blues, comme le suggère le titre, se concentre sur l'amour qu'éprouve depuis toujours Billy Gibbons envers le blues et le rock & Roll, mettant en vedette sa voix bien posée sur des guitares léchées qui ont servi de base pour ses nombreux hits au cours des cinq dernières décennies. L'album comporte 11 titres avec un bon équilibre entre les reprises de classiques comme "Rollin'et Tumblin'" et “Standing Around Crying” et quelques titres originaux de Billy.
On retrouve avec ce disque, les sons des tout premiers disques de ZZ Top, lorsqu'ils étaient entourés de gens bons comme Bill Ham, avant de sombrer dans la grandiloquence. Un véritable bain de jouvence à conseiller à tous les amateurs de blues, orienté boogie.


Ci-après, la chronique parue dans "Guitar Part", par Guillaume Ley :

Il y a 3 ans, Billy Gibbons sortait un album sans ses compères de ZZ Top qui nous avait plutôt écorché les oreilles. Trop de sons filtrés et d’ingrédients latino rarement en phase avec les chansons. Voilà que le barbu à chapeau revient à du vrai boogie rock et à du blues qui sent le sable. Au risque de paraître passéistes ou rétrogrades, avouons-le, c’est dans ce domaine qu’on préfère le voir s’exprimer. Rien que le riff principal de Missin’ Yo’ Kissin’ d’entrée sonne comme celui d’un La Grange remis au goût du jour. Voilà, ça, c’est le son tellement reconnaissable de Billy et ça tient sacrément bien la route sur tout le disque.

La chronique de Rolling Stone :

Le retour à la vie en bleu du Texan barbu.

Pour Billy Gibbons, fini les espagnolades et les chicanoseries qui avaient accompagné son précédent album solo, il y a bientôt trois ans. Fin de la récré, par la même occasion ? Pas forcément, puisque le leader de ZZ Top prend d’évidence un plaisir inaltéré à recocher la case “blues” en haut de la liste de ses préoccupations, bien aidé en cela par quelques pistoleros – dont Matt Sorum à la batterie – manifestement pas décidés à laisser leur part aux chiens ni aux coyotes. Entre nouvelles compositions (dont une écrite par Mme Gibbons en personne, si l’on a bien tout saisi) et reprises des grands anciens (Muddy Waters, Bo Diddley, Jerome Green), le constat est vite fait : le blues va toujours bien au teint de notre homme, même si on n’en dissimule plus grand-chose derrière la barbe, les lunettes, le chapeau… et les rides.


Les titres :

1. "Missin' Yo' Kissin'" Gilly Stillwater
2. "My Baby She Rocks" Billy Gibbons
3. "Second Line" Gibbons
4. "Standing Around Crying" McKinley Morganfield
5. "Let the Left Hand Know" Gibbons
6. "Bring It to Jerome" Jerome Green
7. "That's What She Said" Gibbons
8. "Mo' Slower Blues" Gibbons
9. "Hollywood 151" Gibbons
10. "Rollin' and Tumblin'" Morganfield
11. "Crackin' Up" Ellas McDaniel

Et en prime un petit clin d'œil : Gimme All Your Lovin' interprété par Steve'n'Seagulls (LIVE) , groupe spécialisé dans les reprises, "accommodées" à leur sauce.
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Re: Et à part ça ?

Messagepar Arthur Gordon Pym » 20 Déc 2018, 19:20

Un artiste qui revient après plus de 20 ans de silence. À redécouvrir d'urgence.

Nouveauté : Parick Abrial & Jye - L'arnaque (avril 2018 ). (Aztec Musique / PIAS) Un joli cadeau pour Noël.

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"Quand la poésie a rendez-vous avec la guitare, c’est que vous êtes tombé sur le disque de Patrick Abrial et du virtuose de la 6 cordes Jye. A savourer lentement.

Depuis combien de temps on n’avait pas eu de nouvelles de Patrick Abrial ? Plus de 20 ans au moins. De ses chansons pour enfants au disque de hard rock (ou presque) avec son fils (en 1982) et des groupes comme Stratégème en 1977, le troubadour chanteur guitariste s’était fait rare pour les béotiens. Pour les autres, il fallait trainer du côté d’Avignon et de son festival Off pour le croiser. Qu’importe. Celui qui rockait à la façon d’Higelin, de CharlElie Couture ou de François Béranger, revient en 2018 avec le fabuleux guitariste Jye. Le résultat est cette fois beaucoup plus proche d’un Léo Ferré qui serait accompagné de David Gilmour. Une association aussi étonnante qu’inattendue. Enfin, inattendue, c’est exagéré, puisque le duo joue ensemble depuis 2015. Mais cette année, avec cet album et plusieurs dates dont les Francofolies de La Rochelle le 13 juillet 2018, ils s’exposent au grand public et offrent leurs chansons blues citadines et atmosphériques au plus grand nombre. Alors, puisqu’ils causent, laissons-leur la parole : « On a tout enregistré à l’ancienne en 5 jours, sans machines, 100% live, 100% naturel ». Un circuit court bien dans l’air du temps !".
Rock, blues, reggae : l'album est dense et reprend plusieurs standards de Gainsbourg, Piaf ou Brel. Très belle redécouverte d'un artiste injustement délaissé.
Par Hervé Devallan

Un Patrick Abrial plus dense, vingt ans après.

Abrial a commencé sa carrière au milieu des années 60. Ses ballades folk s'inscrivaient alors dans la lignée d'un Donovan ou d'un Frederik Mey. C'était l'époque de la guitare sèche et des chansons d'amour. Radicalisant son écriture, à partir des années 70, il se classe parmi les auteurs-compositeurs à texte. Il intègre alors la famille des François Béranger, Léo Ferré ou Georges Chelon. Sa voix descend alors dans les graves et, côté inspiration, il lui arrive de croiser dans les eaux d'un Jacques Higelin.
Le Patrick Abrial qui revient aujourd'hui après quelque deux décennies d'absence médiatique est encore plus dense. Sa guitare, et surtout celle de Jye, qu'elles soient blues ou rock, voire reggae, nous entraînent dans des contrées où flotte l'influence de Pink Floyd ou d'un Neil Young, balançant lui aussi constamment entre deux mondes, celui de l'électrique, rock et déterminé, et celui de la ballade folk, tendre et inspirée.

Poétique et rock.

Ce retour en duo de Patrick Abrial et son envie de reprendre le chemin de la scène et des studios sont une excellente nouvelle pour la chanson française. Abrial avait donc encore beaucoup de choses à dire, à chanter. L'ancien trouvère n'a rien perdu de sa poésie en plongeant plus profondément dans le rock. Et pour les amateurs de guitare, son association avec Jye est un vrai bonheur. On a parfois l'impression que Jacques Brel est accompagné par David Gilmour, belle association."
Par Jean-Francois Lixon.

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Jye et Patrick Abrial.

Les titres :
01 Fétiche
01 Fétiche (version live superbe)
02 Grand Mère
02 Grand Mère (version live)
03 Hey Ho Du Soleil (laisser Danser Les Abeilles)
04 Il Nous Faut Regarder
05 Ecoute Petit
06 L'arnaque
07 Semblant
08 la Chanson de Prévert
08 la Chanson de Prévert (version live)
09 Les Souvenirs Du Futur
10 Chanson Pour Marie
11 la Petite Jeanne
12 Avant Qu'il Ne Soit Trop Tard
13 Condamné Amour
14 Les Amants d'un Jour
15 Le Testament
16 Le Roi Fou

Réédition : Patrick Abrial La Fille du Boucher (1982, réédité le 9 novembre 2018 par AZTEC Musique)

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Voici une réédition plutôt sympathique d'un ancien futur grand espoir de la chanson française.

Après une période folk et un épisode grégaire, le Abrial's Stratagème Group, Patrick Abrial se présente en 1982 sous l’appellation Abrial’s. Cela correspond à une excursion vers un rock beaucoup plus tendu et bien dans l’air du temps (avec Trust, tout le monde monte d’un ton en France) et – mais on ne le saura que plus tard – la sortie de son dernier disque, si on oublie son album en 1995 mettant en musique Les Fables de la Fontaine. L’explication de l’apostrophe derrière son nom est aussi à rechercher dans le line up où la famille Abrial est bien représentée avec son fils Thibault Abrial devenu le guitariste attitré (qui joue alors avec Trust, cqfd) et Michka Abrial riant à gorge déployé sur le morceau « La fille du boucher ». Côté musique, fini les ballades folk du début, vive le rock français de l’époque (Asphalt Jungle, etc) et des clins d’œil appuyés à Jacques Higelin (« Funky funky »).
À ranger entre Jacques Higelin et François Béranger, avec une voix et une façon de chanter qui font immédiatement penser à Alain Bashung, avec une pincée de Hubert-Félix Thiefaine.

Avant Abrial’s.
L’ex Empire, Gérard Motté rejoint le groupe de Hard Rock Stratagème en 1971 comme chanteur. C’est cette formation qui va servir de backing band à Patrick Abrial pour sortir le disque « Mannderly » sous le nom de Abrial Stratégème Group en 1977. Gérard Motté passant alors à la basse. Il joue aussi dans TNT
Patrick Abrial a sorti 8 albums avant « La fille du Boucher »

Que sont-ils devenus ?
Patrick Abrial est devenu producteur de films et de spectacles. On peut aussi le croiser comme acteur au festival Off d’Avigon. En 2018, il sort l’album « L’arnaque » avec le guitariste Jye.
Thibault Abrial a été le second guitariste de Trust entre 1980 et 1983. Il a aussi joué avec Johnny Hallyday, Michel Berger, Renaud Hantson, etc.
Gérard Motté reforme Stratagème en 2008.

« La fille du boucher » (CBS) réédité le 9 novembre 2018 par AZTEC Musique
Patrick Abrial (Chant) – Thibault Abrial (Guitares) – Gérard Mottée (Basse) – Martin Defives (Batterie)
1 Les anges de l'enfer
2 La fille du boucher
3 Métallo-mégalo
4 Anastasia
5 Funky
6 Varsovie
7 Prends ton chopper rocky
8 Billy
9 Nina
10 Locomotive tzigane 2

Quelques bonus pour le plaisir :
Requiem pour un roi fou
Ma femme, ma guitare et mon chien
Pauvre Rocky
La fille que j'aime
Je te ferai un enfant
Ma jeunesse passée
Petite Isabelle
La soif de vivre
Rue des mouettes
Le grand ordinateur chanson prémonitoire de 1969
El Dorado
Grand méchant loup

Bonne nouvelle, c'est toute sa discographie qui a été rééditée par AZTEC Musique en novembre 2018. C'est donc trouvable chez tous les bons disquaires et en écoute sur Deezer. Il y a en outre de nombreuses vidéos sur Youtube.

Albums :
1966 : J'ai faim
1969 : Chanson pour Marie
1970 : Petite Isabelle
1972 : Je nous aime
1976 : Condamné Amour
1977 : Stratagème Group
1978 : Le bonbon
1981 : Vidéo
1982 : La fille du boucher
1995 : La raison du plus fort
2012 : Les fables de La Fontaine (versions chantées et instrumentales)
2018 : Abrial & Jye - … L'Arnaque
2018 : Les souvenirs du futur

45 tours 4 titres :
1966 : Chanson pour / Sylvie / Le monde à l'envers / Rêve
1966 : Mister James Brown / Solitude / Le croc'Odile / Le vent m'a dit
1967 : Adagio pour un amour / San Pedro / J'aurais voulu être Verlaine / Histoire d'un amour

45 tours 2 titres :
1966 : Mister James Brown / Le croc'Odile
1967 : Si tu étais une fleur / Je vous prête mes yeux
1968 : Brebis galeuse / Mini-moineau
1969 : Chanson pour Marie / Fétiche
1970 : Ma jeunesse passée / Le bouton de culotte
1971 : Petite Isabelle / Vu du dehors, vu du dedans
1971 : Graine de poète, gueule de Gaulois / Marion
1972 : Comme au poker / Les pelles mécaniques
1972 : Le roman de Renart (livre-disque Casterman)
1982 : Anastasia / Les anges de l'enfer (sous le nom de Abrial's)
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Re: Et à part ça ?

Messagepar roland65 » 21 Déc 2018, 09:33

Oui, le nom me dit quelque chose...
La position du motard et de la fille me rappelle la pochette du Steve McQueen de Prefab Sprout...
J'essaierai d'écouter...

Mais comment fais-tu pour écouter tout ça ? Moi, un disque me fait trois semaines voire plus quand il est très bon. Ce qui fait environ 15 disques par an maxi...
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Re: Et à part ça ?

Messagepar Arthur Gordon Pym » 21 Déc 2018, 11:42

roland65 a écrit: Mais comment fais-tu pour écouter tout ça ?


Comme on pratique la lecture rapide, j'effectue d'abord une écoute rapide et, si le contenu m'accroche, j'approfondis. L'inconvénient est que, après l'avoir bien disséqué, je ne réécoute que rarement un disque, même si je l'ai trouvé bon. Et puis, ça dépend du temps dont je dispose.
Et puis, et peut-être surtout, j'ai des correspondants qui m'indiquent les "bons trucs" à écouter en priorité.
Ce qui est sûr, c'est que mes vieux vinyles sont en piteux état à force d'être passés sur la platine, mais ce sont encore eux que je réécoute de temps en temps. Mes CD restent en excellent état, certains n'ayant été écoutés qu'une ou deux fois, sachant que j'ai racheté en CD tout ce que j'avais déjà en vinyle, parfois plusieurs fois en fonction des rééditions. Et enfin, maintenant, avec la numérisation, les fichiers ne s'usent plus mais les supports posent toujours problème.
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Re: Et à part ça ?

Messagepar roland65 » 21 Déc 2018, 12:55

Arthur Gordon Pym a écrit:Et enfin, maintenant, avec la numérisation, les supports ne s'usent plus.


C'est une idée : on devrait faire des mp3 qui se dégradent peu à peu au fil des écoutes...

C'est d'ailleurs techniquement faisable, faut que j'y réfléchisse !
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Re: Et à part ça ?

Messagepar Arthur Gordon Pym » 21 Déc 2018, 13:59

roland65 a écrit:
Arthur Gordon Pym a écrit:Et enfin, maintenant, avec la numérisation, les supports ne s'usent plus.


C'est une idée : on devrait faire des mp3 qui se dégradent peu à peu au fil des écoutes...

C'est d'ailleurs techniquement faisable, faut que j'y réfléchisse !


J'ai utilisé un raccourci pour dire que, lorsque j'écoutais souvent les mêmes disques, c'étaient des vinyles qui ont donc beaucoup souffert. Les CD, réputés inusables, tournaient beaucoup moins dans mes platines. J'en possède une grande quantité qui sont tous en parfait état. Et maintenant, les fichiers numériques, wma, mp3, flac, ogg ou autres (Neil Young a même créé un format bien à lui) sont a priori inusables. Pour moi, il aurait fallu que tout cela aille dans le sens contraire.
Modifié en dernier par Arthur Gordon Pym le 22 Déc 2018, 16:26, modifié 1 fois.
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Re: Et à part ça ?

Messagepar Arthur Gordon Pym » 21 Déc 2018, 14:23

roland65 a écrit:
Arthur Gordon Pym a écrit:Et enfin, maintenant, avec la numérisation, les supports ne s'usent plus.


C'est une idée : on devrait faire des mp3 qui se dégradent peu à peu au fil des écoutes...

C'est d'ailleurs techniquement faisable, faut que j'y réfléchisse !


Il suffit peut-être de programmer le fichier pour ne pouvoir être lancé qu'un certain nombre de fois. Il devrait être possible d'écrire cette fonction dans les métadonnées, on pourrait appeler cela les "DRM" (digital rights management), par exemple.
Modifié en dernier par Arthur Gordon Pym le 23 Déc 2018, 11:21, modifié 1 fois.
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Re: Et à part ça ?

Messagepar Monfreid... » 21 Déc 2018, 16:25

tiens le gars qui fait des vidéos montage sur gégé a fait la même chose sur ma chanson favorite d'Abrial

du coup, j'partage :

https://www.youtube.com/watch?v=tGoG0mvFRQ8
je les ai tous empaillés, jusqu'à la dernière peluche !
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Re: Et à part ça ?

Messagepar Arthur Gordon Pym » 21 Déc 2018, 18:15

Monfreid... a écrit:tiens le gars qui fait des vidéos montage sur gégé a fait la même chose sur ma chanson favorite d'Abrial

du coup, j'partage :

https://www.youtube.com/watch?v=tGoG0mvFRQ8


Je n'ai pas reconnu le film. C'est quoi ? Sinon le titre "La locomotive tzigane" est tiré du disque de Patrick Abrial sorti en 1981, intitulé "Vidéo", ainsi la boucle est bouclée.
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Re: Et à part ça ?

Messagepar Monfreid... » 22 Déc 2018, 10:13

je sais que j'ai déjà vu cette image de poitrine en gros plan au premier plan tandis qu'un train arrive dans le fond... mézou ?

et oui c'était bien "vidéo" (dont la pochette fait peur ^^)

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sinon, l'aspect "inusable" du support numérique, déjà je pense que si on encode plusieurs fois ça doit user, ensuite le support physique (DD perso ou serveur) finira par s'user :D

et même si on sait que les vinyls n'étaient pas tous de la même qualité (cf ceux des années 70 ou ceux fabriquaient dans les pays de l'est à l'époque) sur du bon matos et avec un peu de soin, il faut pas mal d'écoutes pour l'user. En revanche, le cd étant plus facilement baladé ici et là (discman, voiture,chez les potes...) et plus facile à manipuler il prend vite cher.
je les ai tous empaillés, jusqu'à la dernière peluche !
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Re: Et à part ça ?

Messagepar Arthur Gordon Pym » 23 Déc 2018, 11:55

Et un livre pour Noël : Psychologie de la connerie de Jean-francois Marmion (Auteur), Collectif (Avec la contribution de ...)

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Nous savons que nous sommes quelques uns sur ce forum, moi y-compris, à pouvoir être classés dans la catégorie des vieux cons. Mais qu'est-ce qu'un con ? L'auteur de ce livre n'a certainement jamais écouté George Brassens et il est donc allé chercher des précisions pour la définition du mot, auprès de quelques éminents spécialistes.
Dan Ariely, Boris Cyrulnik, Antonio Damasio, Howard Gardner, Daniel Kahneman, Edgar Morin, Tobie Nathan et bien d'autres encore parlent de la connerie. Un monde sans connards est possible ? En fait, non. Désolé. Mais ça n'empêche pas d'y réfléchir.
La connerie, chacun la connaît : nous la supportons tous au quotidien. C'est un fardeau. Et pourtant les psychologues, spécialistes du comportement humain, n'ont jamais essayé de la définir. Mieux la comprendre pour mieux la combattre, tel est l'objectif de ce livre, même si nous sommes vaincus d'avance.
Des psys de tous les pays, mais aussi des philosophes, sociologues et écrivains, nous livrent ici leur vision de la connerie humaine. C'est une première mondiale. Et peut-être une dernière, profitez-en !

Quelques chroniques :

Gaëtan G.
"Le titre est aguicheur et le ton décomplexé, mais on a affaire à une véritable ressource sur les cons.

Il y a dans les écrits scientifiques un certain verbiage prétentieux quant il s'agit d'aborder des thèmes liés à la sociologie ou la psychanalyse.
Heureusement cet ouvrage se présente sous la forme d'une interview, c'est bien plus digeste et agréable à lire et les intervenants jouent le jeu du livre scientifique grand public.

A mon sens sa première qualité réside dans la diversité de ses écrivains qui constituent à eux tous une vision singulière de la connerie, second avantage, ils ont tous écrit des livres.

La connerie est vaste : théorie du complot, post-vérité, ère du numérique, téléréalité et politique seront par exemple abordés.

Pour finir j'ai appris que j'étais con !"

Pensine :
Oooohhh... J'ai A-DO-Ré! Tout, en fait :
-l'édition qui est vraiment sympa, beau papier, pliage marque-page, illustrations...
-mais surtout le fond. Le candidat idéal au meilleur cadeau de noël 2018 ou "comment devenir moins con tout en riant".
En fait, chacun des chapitres est étayé de manière très qualitative alors que c'est exprimé en langage courant (enfin... mon langage courant, constellé de gros mots, quoi...)
Et on y retrouve tout le monde: ma mère, sa mère, la voisine, le collègue de boulot, le voisin d'en face, l'oncle, moi, nous...
Je vous note les chapitres si cela peut vous être utile avant l'achat :
-Avertissement
-l'étude scientifique des cons
-la typologie des cons
-le regard d'Edgar Morin
-La théorie des connards
-De la bêtise à la foutaise
-Un être humain, çà se trompe énormément
-La foire aux biais
-Connerie et biais cognitifs
-la pensée à deux vitesse
-de la connerie dans le cerveau
-La connerie en connaissance de cause
-Pourquoi des gens très intelligents croient-ils parfois à des inepties
-pourquoi trouvons nous du sens aux coïncidences
-la connerie comme délire logique
-le langage de la connerie
-les émotions ne rendent pas toujours stupides
-connerie et narcissisme
-les pires manipulateurs médiatiques
-les réseaux sociaux bêtes et méchants
-Internet: la défaite de l'intelligence?
-connerie et post-vérité
-les métamorphoses des sottises nationalistes
-comment lutter contre les erreurs collectives?
-pourquoi nous consommons comme des cons
-l'humain: l'espèce animale qui ose tout
-que faire contre les connards
-la connerie vue par les enfants
-rêvons nous des conneries?
-la pire bêtise, c'est de se croire intelligent
-vivre en paix avec ses conneries
-la connerie est le bruit de fond de la sagesse"
Modifié en dernier par Arthur Gordon Pym le 23 Déc 2018, 19:53, modifié 1 fois.
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Re: Et à part ça ?

Messagepar roland65 » 23 Déc 2018, 15:54

Arthur Gordon Pym a écrit:[size=150]Et un livre pour Noël : Psychologie de la connerie


Penser à la tristesse du monde s'il n'y avait pas la connerie ni les cons...
De quoi rirait-on ?
Deux particules sont dites dans un état intriqué lorsque l'état des deux particules n'est pas factorisable en un produit tensoriel de deux états à une particule.
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Re: Et à part ça ?

Messagepar Arthur Gordon Pym » 24 Déc 2018, 21:06

roland65 a écrit:
Arthur Gordon Pym a écrit:[size=150]Et un livre pour Noël : Psychologie de la connerie


Penser à la tristesse du monde s'il n'y avait pas la connerie ni les cons...
De quoi rirait-on ?

D'où l'idée d'organiser des dîners de cons.
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Re: Et à part ça ?

Messagepar lerakir » 24 Déc 2018, 22:49

Sinon, "The big bad blues" est une tuerie.
Comme Poppa Chubby, le fil à couper le beurre il n'a pas inventé, mais putain que c'est bon.
Joyeux noël.
"Une société s'abrutit infiniment plus par un usage régulier de la répression que par une criminalité occasionnelle"

"Je ne parle qu'à des gens capables de m'entendre"

https://efphotographieswordpresscom.wordpress.com/
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