Et à part ça ?

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Re: Et à part ça ?

Messagepar Arthur Gordon Pym » 14 Juil 2018, 20:20

Pidji a écrit:
Arthur Gordon Pym a écrit:
roland65 a écrit:Merci Arthur, tu as bossé ton sujet, c'est super...

De rien Roland, j'essaie de donner un maximum d'informations pour intéresser les lecteurs et auditeurs éventuels. C'est vrai que ça prend du temps, il faut donc faire l'effort. Ensuite je ne sais pas ce qu'il en résulte car, en général, il n'y a pas de retour, à part toi qui m'encourages à continuer.

Arthur, j'ai lu ton article en entier et j'ai écouté quelques titres. Comme Roland, je te dis "chapeau" pour le temps consacré à ton post.

Merci Pidji ; au moins j'ai l'impression que ce que je fais n'est pas inutile car, on a beau dire, le silence peut engendrer des interrogations.
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Re: Et à part ça ?

Messagepar Arthur Gordon Pym » 03 Aoû 2018, 16:54

Greta Van Fleet des petits jeunes qui font de la musique comme dans les années 60 et 70.

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Greta Van Fleet est un groupe de rock américain, originaire de Frankenmuth, dans le Michigan. Il se compose de Josh Kiszka (voix), Jake Kiszka (guitares), jumeaux de 21 ans et leur 3ème frère de 19 ans, Sam Kiszka (basse, claviers) ainsi que de Danny Wagner à la batterie, âgé de 19 ans également. ("Greta Van Fleet" est le nom d’une arrière-grand-mère des musiciens, Gretna Van Fleet âgée de 87 ans).

Ils commencèrent à tourner autour de leur ville natale, affinant leur super blues rock en étudiant les trois King (BB, Albert et Freddie), ainsi que leurs disciples, comme Jimmy Page et Eric Clapton. L’année dernière, leur premier single, Highway Tune, était en tête du hit-parade rock moderne.
Leur musique s'inspire fortement des années 1970 et notamment de Led Zeppelin, la voix suraiguë du chanteur rappelant celle de Robert Plant.
Ils ont publié 2 EP, "Black Smoke Rising" et" From the Fires" en 2017. Ils préparent actuellement la sortie de leur premier album.
"Il y a beaucoup de haine aveugle dans l’air, mais le rock and roll est le meilleur moyen de se connaître les uns les autres", dit Sam. Pour Josh, le spectacle de rock Greta Van Fleet est comme accueillir humblement un public diversifié dans son salon, sans ego. "Nous ne sommes pas encore arrivés à la phase trou du cul" , dit-il, puis fait une pause. "Ça sera pour le deuxième album."

Greta Van Fleet annonce sa venue à Paris pour un concert unique le vendredi 26 octobre 2018 à L'Elysée Montmartre.

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Black smoke rising

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From the fires

Quelques vidéos :
Highway Tune
Safari song, live
Black smoke rising, live
When The Curtain Falls (Audio)
A Change Is Gonna Come de Sam Cooke, interprété à la manière de Janis Joplin
Meet on the Ledge reprise de Fairport Convention
Modifié en dernier par Arthur Gordon Pym le 06 Aoû 2018, 09:36, modifié 7 fois.
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Re: Et à part ça ?

Messagepar Claire » 03 Aoû 2018, 18:48

J’aime bien, en fait le premier titre que j’ai écouté m’a fait penser à Janis Joplin à cause de la voix. On se demande à partir de quel âge ils ont commencé à travailler pour avoir déjà une telle maîtrise. Sûr que d’être (presque) tous frères a dû faciliter les choses...j’espère que la famille avait un garage.
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Re: Et à part ça ?

Messagepar Arthur Gordon Pym » 04 Aoû 2018, 00:19

Claire a écrit:J’aime bien, en fait le premier titre que j’ai écouté m’a fait penser à Janis Joplin à cause de la voix. On se demande à partir de quel âge ils ont commencé à travailler pour avoir déjà une telle maîtrise. Sûr que d’être (presque) tous frères a dû faciliter les choses...j’espère que la famille avait un garage.

Ce sont des surdoués. A 13 et 15 ans, ils tournaient déjà autour de Frankenmuth. Ils ont dû tomber dedans étant tout petits. Cream et Janis Joplin font également partie de leurs influences ainsi qu'un groupe comme Fairport Convention dont ils reprennent "Meet On The Ledge" sur leur second EP, tout comme ils reprennent "Change Is Gonna Come", qui est à l’origine un morceau de Sam Cooke, aussi chantée par Aretha Franklin, Otis Redding ou plus récemment Seal.
Un article intéressant ici (Rolling Stone).
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Re: Et à part ça ?

Messagepar Pidji » 04 Aoû 2018, 10:25

Merci Arthur, bon travail comme d'habitude...Comme Claire, j'ai eu une impression de Janis. Bonne journée
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Re: Et à part ça ?

Messagepar Arthur Gordon Pym » 06 Aoû 2018, 08:55

Natchez. Pour celles et ceux qui aiment le rock dit sudiste.

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C'est sur l'initiative des frères, guitaristes-chanteurs, Thierry et Emmanuel Aeschbach, que NATCHEZ est né en avril 1987, entre Reims et Châlons-en Champagne. Passionnés par le rock des années 60/70 appelé plus communément Classic Rock et très influencés par la veine Southern Rock, ils fondent le groupe pour jouer la musique de leurs idoles.
Très vite, NATCHEZ reprend des standards du rock issu de groupes légendaires tels que LYNYRD SKYNYRD, ZZ TOP, CREEDENCE, LED ZEPPELIN ou autre AC/DC, mais compose également ses propres chansons.
Le bassiste, André Dufour, rejoint le groupe en 1992 et c'est en 1998, avec l'arrivée du batteur Benjamin Proy que la formation se stabilise.
Aujourd'hui, NATCHEZ totalise plus de 1000 concerts et vient d'enregistrer son septième album studio sans compter un CD 4 titres, un album acoustique et une compilation.
Fort de son expérience et de son exceptionnelle longévité, le groupe a désormais sa place dans le haut du panier de la scène rock française, bien qu'il ait peu de chance d'être diffusé dans les médias.

Groupe certes anecdotique mais sympathique et puis, leur "Canicule Boogie" est bien de circonstance, non ?

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Composition actuelle du groupe :

Thierry Aeschbach : Chants & Guitares
Emmanuel Aeschbach : Guitares & Choeurs
André Dufour : Basse
Benjamin Proy : Batterie

Leur site Internet

Quelques vidéos :
Canicule Boogie
Bad Boy
Chaman
Tais-toi
Free Bird, de Lynyrd Skynyrd

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Re: Et à part ça ?

Messagepar Arthur Gordon Pym » 06 Aoû 2018, 21:13

Woody Murder Mystery

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2018 Lost In Beaucaire

Woody Murder Mystery (quel nom bizarre ! Baptiste Rougery, le leader du groupe, dit à ce propos "C'est moi qui ai trouvé le nom Woody Murder Mystery. C'est un hommage à Woody Allen dont j'affectionne tout particulièrement les films et le côté hypocondriaque. J'ai donc associé son prénom de scène et le titre de son film "Manhattan Murder Mystery" !), Woody Murder Mystery, disais-je, a sorti un premier album en 2015, intitulé "Solar Apocalypse", disponible uniquement en version numérique. Le groupe de Clermont-Ferrand se distingue par son mélange d’indie rock et de pop psychédélique. Cet été, il sort son deuxième album intitulé "Lost In Beaucaire".
Woody Murder Mystery possède un savoir-faire hors pair lorsqu’il s’agit de nous concocter des mélodies gorgées de soleil et d’insouciance. Ainsi, les ambiances sixties remises au goût du jour pour ne pas tomber dans le suranné, se succèdent agréablement : "Near The Dearest World" et "Jusqu’au matin", alors que "Roses" et "Surface Lactée" ne peuvent cacher leurs influences britpop.

Chantés tantôt en français, tantôt anglais, le groupe nous sert des morceaux aux ambiances vaporeuses comme au bon vieux temps, riches en guitares mélodiques et surtout des nappes de claviers qui rappellent les premiers Pink Floyd et, pour ceux qui se souviennent, le groupe français, niçois, me semble-t-il, Catharsis, emmené par Roland Bocquet (c'est presque Roland Baudin !) dont le titre "Masq" avait servi de générique d'émissions de radio en 1971 (je vous mets ici la version courte pour les impatients et la version complète. Un autre morceau connu à l'époque Les chevrons et encore 32 mars très Pink Floyd à partir de 1 mn 20 s d'écoute).
Quelques clins d'œil de-ci de-là avec des bribes de "L’été indien" de Joe Dassin sur "La première fois" ou de "La poupée qui fait non" sur "Red Garden". En somme, Woody Murder Mystery nous sert un album agréable à écouter tout en sirotant une boisson rafraichissante, les yeux fermés.


Woody Murder Mystery c'est :
Baptiste Rougery : Batterie, guitare, basse, clavier, percussions, voix, chœurs.
Jeanne Monteix : Voix, chœurs.
Grégoire Lafarge : Chœurs.
Et, sur scène, entre 5 et 8 musiciens.

Quelques vidéos :
Interlude
Lost in Beaucaire
White Guy
Near the Dearest World
La première fois
Jusqu'au matin
When Will You Sleep
Roses
Red Garden
Jeannie
A1 Navigation
Surface lactée

En vente chez tous les bons disquaires et en écoute sur Deezer.
Modifié en dernier par Arthur Gordon Pym le 08 Aoû 2018, 14:02, modifié 2 fois.
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Re: Et à part ça ?

Messagepar Pidji » 08 Aoû 2018, 09:39

Merci Arthur...J'ai trouvé cela plutôt pas mal (Le lien de "red garden" n'est pas bon, mais c'est pas grave, j'ai trouvé quand même ;) ). Jusqu'au matin me fait penser au velvet. Merci pour ton travail en tout cas...Tu sais donné l'envie d'aller découvrir!
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Re: Et à part ça ?

Messagepar Arthur Gordon Pym » 08 Aoû 2018, 12:48

Pidji a écrit:Merci Arthur...J'ai trouvé cela plutôt pas mal (Le lien de "red garden" n'est pas bon, mais c'est pas grave, j'ai trouvé quand même ;) ). Jusqu'au matin me fait penser au velvet. Merci pour ton travail en tout cas...Tu sais donné l'envie d'aller découvrir!

Merci Pidji, j'ai corrigé le lien vers Red Garden.
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Re: Et à part ça ?

Messagepar Arthur Gordon Pym » 08 Aoû 2018, 13:13

Steven Wilson, le Gérard Manset d'outre-Manche.


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Il a fait du rock progressif, il a touché à tous les genres, il adore remixer les albums (pas que les siens), il n'a pas l'air de ce qu'il est, il a fait des concept-albums, il aime le beau, ses textes sont toujours dignes d'intérêt (dommage que ce soit dans la langue de Shakespeare), il est méconnu du grand public mais il remplit les salles partout où il passe (oui, lui, fait de la scène et si Manset en faisait, il remplirait également les salles, de dimension raisonnable, certes). Son parcours musical n'est pas sans rappeler celui de notre Gérard Manset, tellement particulier qu'il est difficile de lui trouver un équivalent.

Il est probablement le musicien méconnu le plus populaire du moment. Avec son groupe Porcupine Tree puis en solo, cet artiste virtuose et éclectique s'est fait le champion d'un néo rock progressif. Il est en outre le mixeur attitré de King Crimson ou de Jethro Tull.

Sa mère écoutait Donna Summer, son père c'était Pink Floyd. King Crimson, avec son 21st Century Schizoid Man, a déclenché en lui une réaction viscérale. Steven Wilson — dont le nom ne résonne pas forcément aux oreilles des fans de la musique de maintenant — remplit pourtant les salles du monde entier. En trois jours, il a vendu plus de huit cents places pour son Olympia de mars 2018, date capitale de sa tournée européenne qui accompagne la sortie de son nouvel album, "To the bone". L'ex-leader du groupe Porcupine Tree se plaît depuis vingt ans à brouiller les pistes entre rock progressif, psychédélique, space rock, métal, composant des morceaux-fleuves pour public averti, quand il ne travaille pas dans l'ombre de ses idoles (il a remixé King Crimson, Yes, Jethro Tull, XTC, etc.). On le dit producteur cultivé, touche-à-tout, prolifique. Derrière ses lunettes rectangulaires d'ingénieur du son pour groupes obscurs, Steven Wilson rêve de pop symphonique et de stades pleins à craquer. ll aime le grandiose, le ronflant, parfois le kitsch, mais veut aussi fédérer sans se plier aux modes ni aux contraintes de format. A 50 ans, l'Anglais mise sur son cinquième album solo — sur lequel il invite les chanteuses Ninet Tayeb et Sophie Hunger (la musique d'attente du SAV Orange -Sudden Dreams- c'est elle) — pour convaincre de nouveaux fans et étendre encore son terrain de jeu.

Si vous ne le connaissez pas, essayez donc de le découvrir, mais attention, ne portez pas de jugement hâtif à l'écoute d'un de ses morceaux car il est tellement créatif que son oeuvre est constituée d'une myriade de styles. Son rève avoué, mais est-ve vrai? est d'écrire un morceau qui fasse la jonction entre Kate Bush et Daft Punk.

Quelques vidéos :
Song Of I feat. Sophie Hunger
Pariah feat. Ninet Tayeb
Nowhere Now
Perfect Life
Routine
Refuge
Harmony Korine
Happy Returns
The Raven That Refused To Sing
Space Oddity (David Bowie) - Hammersmith Apollo 27th Jan 2016 hommage à David Bowie quelques jours après sa disparition.
Vermillioncore (Live at NSJ Festival 2016)
Permanating
Pour les amateurs de guitare The Original Drive Home Guitar Solo By Steven Wilson
Et puis un peu de Porcupine Tree The start of Something beautiful live
Drown With Me
"Prodigal" Live in Tilburg
Even Less
Navigator

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Son dernier album en date "To the bone"

Tous ses albums ainsi que ceux de Porcupine Tree se trouvent chez tous les bons disquaires et en écoute sur Deezer.
Modifié en dernier par Arthur Gordon Pym le 10 Aoû 2018, 18:07, modifié 7 fois.
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Re: Et à part ça ?

Messagepar Pidji » 08 Aoû 2018, 16:47

Le titre "Routine" avec son superbe clip ma scotché! Merci Arthur
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Re: Et à part ça ?

Messagepar Arthur Gordon Pym » 08 Aoû 2018, 22:38

Pidji a écrit:Le titre "Routine" avec son superbe clip ma scotché! Merci Arthur


C'est en effet une magnifique chanson qui raconte l'histoire d'une femme qui tente de surmonter la mort de son mari et de ses deux enfants, tués lors d'une fusillade dans une école. Incapable de faire face à cette tragédie, elle s'enferme alors dans une routine afin de survivre, en revivant encore et encore leurs derniers instants vécus ensemble, jusqu'à parvenir enfin à accepter la réalité. La vidéo est splendide et terriblement émouvante.

Voici les paroles de "Routine" et leur traduction en français :

What do I do with all the children's clothes
Qu'est-ce que je fais des vêtements d'enfants
Such tiny things that still smell of them ?
Ces choses minuscules qui portent encore leur odeur ?
And the footprints in the hallway
Et les traces de pas dans l'entrée
Onto my knees scrub them away
A genoux je frotte pour les effacer

And how to be of use ? Make the tea and the soup
Et comment se rendre utile ? Faire le thé et la soupe
All of their favorites throw them away
Tous leurs plats favoris, les jeter
And all their schoolbooks and the running shoes
Et leurs livres d'école et leurs chaussures de course
Washing and cleaning the dirty steel sink
Laver et nettoyer l'évier sale en acier

Routine keeps me in line
La routine m'empêche de sombrer
Helps me pass the time
M'aide à passer le temps
Concentrate my mind
A me focaliser
Helps me to sleep
Elle m'aide à dormir

And keep making beds and keep the cat fed
Et continuer à faire les lits et à nourrir le chat
Open the windows let the air in
Ouvrir les fenêtres, laisser entrer l'air frais
And keep the house clean and keep the routine
Et entretenir la maison et suivre la routine
Paintings they make still stuck to the fridge
Leurs dessins encore accrochés au frigo

Keep cleaning keep ironing
Toujours nettoyer, toujours repasser
Cooking their meals on the stainless steel hob
Préparer leurs repas sur les plaques en inox
Keep washing keep scrubbing
Toujours nettoyer, toujours frotter
Long until the dark comes to bruise the sky
Jusqu'à ce que le soir vienne meurtrir le ciel
Deep in debt to night
Tellement redevable à la nuit

Routine keeps me in line
La routine m'empêche de sombrer
Helps me pass the time
M'aide à passer le temps
Helps me to sleep
Elle m'aide à dormir
(x2)

The most beautiful morning forever
La plus belle des matinée à jamais
Like the ones from far off, far off away
Tout comme celles au lointain, tellement loin
With the hum of the bees in the jasmine sway
Avec le bruit des abeilles sous le charme du jasmin
Don't ever let go
Ne lâche jamais prise
Try to let go
Essaie d'oublier
Don't ever let go
Ne lâche jamais prise
Try to let go
Essaie d'oublier
Don't ever...
Ne lâche jamais...
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Re: Et à part ça ?

Messagepar Pidji » 09 Aoû 2018, 08:42

Merci pour la traduction. J'ai compris l'histoire quand dans le clip j'ai vu l'article sur le journal tombé par terre. Vidéo très émouvante en effet.
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Re: Et à part ça ?

Messagepar Arthur Gordon Pym » 14 Aoû 2018, 21:37

Rover : un vagabond de premier ordre à découvrir de toute urgence.

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Je tentais d'assimiler Rodolphe Burger et Bertrand Belin qui ont tous deux bonne presse mais avec lesquels j'ai encore quelques difficultés pour les adopter totalement, lorsque je suis tombé sur un enregistrement issu des Deezer sessions daté de 2016 auxquelles participaient de concert (c'est le cas de le dire) mes 2 postulants, ainsi qu'un troisième artiste du nom de Rover. J'ai donc commencé par écouter les prestations de Rodolphe et Bertrand qui m'ont encore une fois laissé sur ma faim, puis j'ai jeté une oreille sur les 2 titres (ils en avaient 2 chacun) du susnommé Rover. Quelle claque ! Il y a longtemps que je n'avais pas été emballé ainsi par un artiste à la première écoute. Les morceaux sont bien écrits, bien interprétés et cette voix ! Je me suis donc informé sur cet artiste que je ne connaissais pas et, surtout, j'ai écouté ses oeuvres qui ne m'ont pas déçu. Il y a sur Youtube, de nombreux lives de bonne qualité qui démontrent toute l'étendue des talents de ce Rover. Mais qui est-il et d'où vient-il pour m'être ainsi inconnu ?

De son vrai nom, Timothée Régnier (tiens, ça sonne français -et il est français, né à Paris en 1979- alors qu'il chante en anglais), il est fils d'expatriés. Il passe son enfance à New York à partir de l'âge de sept ans où il fréquente le lycée français jusqu'à ses 15 ans. Grandissant, il a vécu aux Philippines, au Japon, et au Liban où, parti pour 3 semaines il est resté 3 ans jusqu'à être expulsé du pays pour cause d'expiration de son visa. Maintenant, étant passé par Berlin, il va de Paris à Bruxelles en passant par la Bretagne où il possède un studio d'enregistrement, tout en analogique. C'est à cause de ses voyages incessants qu'il a choisi Rover (vagabond) comme nom de scène. Il dit ne jamais défaire complètement sa valise et la garder toujours à portée de main au cas où.

Musicalement parlant il est autodidacte, ayant appris ses instruments avec les conseils de sa famille et de ses amis. Il maîtrise maintenant très bien guitares, claviers et piano. Il a d'ailleurs enregistré ses premiers disques dans son studio en jouant de tous les instruments sauf la batterie confiée à Arnaud Gavini.

Ses principales influences sont David Bowie, The Beatles, The Beach Boys, T Rex, Pink Floyd et Serge Gainsbourg.
Il a à ce jour publié 2 disques, Rover en 2013 et Let it Glow en 2015. Il existe également un EP Anywhere from Now en 2013, les Deezer sessions en 2016 et un album bonus en 2013 Reel to Reel où il interprète ses titres de façon dépouillée, genre démos.

Les thèmes de ses chansons sont surtout articulés autour des évènements de la vie et surtout du temps qui passe, hier enfant, aujourd'hui adulte et le lendemain qui arrive toujours inexorablement. Pour lui la mort la plus romantique serait de mourir de tristesse.
En dehors de ses titres, il reprend en public des chansons de Kate Bush, Françoise Hardy (en français s'il vous plaît), Dépèche Mode, etc.

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Je ne peux m'empêcher de reproduire ci-après cette critique parue après la sortie de son premier album :

"Par Imanol Corcostegui , publié le 21 avril 2012.

Rover, géant gracieux dont tout le monde aime les chansons

Sur les photos, Rover a le visage d’un châtelain dépressif et dangereux, coiffé comme un poète du XIXe. Ensuite, un corps, colossal, recouvert d’un pardessus noir ou d’une veste en cuir parfois. La comparaison, perpétuelle, avec Depardieu éveille chez lui un sourire forcé.

Surtout, il y a une voix, d’une beauté mutante, proche de Bowie souvent, de Lennon parfois mais plus puissante, passant en pleine chanson du grave explosif au très aigu.
Depuis la sortie de son premier disque il y a presque deux mois, Rover a reçu les louanges de la presse entière. De Télérama au Figaro en passant par Le Parisien et Les Inrocks, les critiques rivalisent de lyrisme pour saluer la naissance de ce chanteur français, « costaud aérien », « céleste et rocailleux ».
Par esprit de contradiction, on aurait aimé détester. Bah non. C’est assez rare de ressentir si fort sur un album les influences, nombreuses, sans crier au mimétisme.

Enfant, à New York, Timothée Régnier écoutait « Imagine » l’oreille collée aux enceintes à attendre l’arrivée de la batterie. Il disséquait la pochette de son disque préféré, « Sergent Pepper », se demandant comment on pouvait mettre autant de créativité dans une image.

« Les albums les plus émouvants pour moi, ce sont ceux des Beatles. Enfant, “ A Day in The Life ” me glaçait le sang. A 6 ou 7 ans, j’aimais déjà “ Jealous Guy ” qui me colle à la peau pour la vie. Je rêvais devant ce son et dès que je l’écoute, je ressens la même émotion qu’à l’époque. »

En plus des Beatles, il écoute Dylan, Bowie, Gainsbourg, Mozart aussi, autant de vinyles que son père, qui travaillait dans une compagnie aérienne, faisait tourner en boucle. Brian Wilson des Beach Boys est son guide, dit-il.
En grandissant, sa culture musicale, bien digérée, a intégré Nirvana, Interpol, les Black Keys. Et à 33 ans, lui qui n’a jamais pris de cours de musique ni de chant mais a commencé la guitare à 7 ans s’est lancé dans un travail en solo.
Comme Timothée a passé sa vie à voyager, il a pas mal de petites histoires savoureuses qui facilitent la promotion d’un premier album. A New York, où il a vécu pendant sept ans, il était au lycée français en même temps que deux des Strokes, avec qui il a fait du basket plus que de la musique.

Moins anecdotique, il a été pendant trois ans le guitariste du groupe de punk/rock de son frère à Beyrouth, où la scène musicale underground est fiévreuse. L’expérience l’a beaucoup marqué.

« Un ou deux titres de l’album sont nés là-bas : des couplets, des phrases, des débuts de refrain, des mots. La guerre de 2006 et les bombardements d’Israël ont eu un impact sur le disque, c’est une période traumatisante. (…) On savait qu’à 22h30, les avions arrivaient par-dessus la montagne et venaient pour bombarder des lieux bien précis où le Hezbollah vivait. On était des témoins naïfs de tout ça, impuissants parce que les voies de sortie étaient coupées. »

A l’été 2008, le jeune homme quitte le Liban précipitamment. Son visa touristique a expiré et en quatre jours, il plie bagages. Après quelques semaines de balade à Berlin, c’est dans son pays natal qu’il décide, un peu désœuvré, de reconstruire sa vie. Il s’installe dans la maison familiale en Bretagne pour travailler sur son album à lui. « Une ambiance propice à la solitude, où le rapport au temps est différent. »
« Quand je m’installe dans cette grande maison vide tout un hiver, je coupe et je reconstruis. Je suis au fond de l’eau et je prends appui pour remonter. Et c’est le meilleur moment. Un mélange de mélancolie et de nostalgie, et une mise à plat. On réécoute ses disques de façon différente, les disques qu’on a aimés, on revoit ses références. Le vin et la cigarette ont un autre goût. Tout est différent parce qu’on a tout quitté et qu’on se détache des choses. »

Une chanson inspirée du retour des Poilus après la guerre.
Il dit que s’il avait fallu, il aurait pu y passer quinze ans à peaufiner son album. Parce que Rover est un bosseur. Ni poète maudit ni rockeur dégénéré bon à ramasser dans une flaque. Le type est drôle et parle bien. Juste à l’aise dans l’esthétique du dandy.
Chez lui, tout est dans la recherche de l’équilibre. Arrangements sophistiqués mais enregistrés en analogique dans des conditions proches du live ; lyrisme dans la retenue. Le chanteur veut que ses chansons soient « de vieux t-shirts que l’on aime et que l’on ne veut pas jeter ». Auteur et compositeur de tous les titres, il joue aussi tous les instruments de l’album.
L’écriture des textes est soignée et variée aussi, fragments d’images, comme faisait Lennon. En anglais forcément, puisque Rover pense et réfléchit souvent dans cette langue. Le tube « Aqualast » s’inspire de lettres de Poilus de retour après la Première Guerre mondiale ; « Lou » est une déclaration d’amour écrite en une demi-heure.
Rover aurait pu passer une éternité à déambuler d’une pièce à l’autre de sa maison des Côtes-d’Armor mais il n’y est resté que trois mois. Là-bas, il a vécu une expérience presque magique. Le chanteur décrit un éveil à lui-même, un épanouissement brutal. En trois mois, il découvre sa voix, accepte son physique et dompte la mélancolie.

La voix.
« C’est très dur de s’entendre. Mais là, tard la nuit, alors qu’il pleuvait dehors, je tentais des aigus pas possibles, quitte à me péter la voix mais je m’en fichais parce que j’avais le temps. J’essayais d’aller là où j’étais le moins confortable. J’ai voulu tester ma voix aiguë et très grave et si c’était très dur pendant un quart d’heure, j’insistais.
Sur une chanson comme “ Tonight ”, où il y a un aigu très précis à atteindre, j’essaye d’aller chercher une octave au-dessus. Quand j’y arrive, j’ai l’impression d’être possédé par des petits diables parce que tout mon corps est en transe. C’est jouissif. »
« Tonight », il l’a chantée rien que pour nous.

Le physique.
« C’est long aussi d’accepter son physique, d’être toujours le plus balèze de la classe, de ne pas pouvoir rentrer dans un TGV ou un taxi sans souffrir. Je fais plus d’1,90 m ; parfois, je fais doublement le poids de la femme qui m’interviewe mais il faut s’accepter. C’est peut-être dur à 16 ans mais j’ai vite compris que ça pouvait être une qualité aussi. Il faut jouer avec ce qu’on a. Il ne faut pas vouloir avoir l’air de Woody Allen. »

La mélancolie.
« Je suis quelqu’un d’assez mélancolique et je l’ai acceptée comme un sentiment confortable qui m’accompagne au quotidien. Quand on sait la dompter et qu’elle ne fait plus peur, c’est comme entrer dans un bain chaud. Contrairement au bonheur qui vient et qui s’en va. C’est un peu fourbe, ce n’est pas très honnête, le bonheur. »
Timothée Régnier cède ainsi place à « Rover », son double artistique, l’errance en anglais.
« ’Rover’, c’est la musique la plus personnelle et honnête que je puisse faire, avec des défauts sur lesquels j’ai appuyés. Le prof de théâtre de mon frère disait à un de ses copains qui avait un cheveu sur la langue : “ Joues-en, c’est ta qualité ! ” Il faut surjouer ses défauts. »
Rover n’a pas de cheveu sur la langue mais beaucoup de défauts."


Image

Pour la critique de son deuxième album, je reprends mot pour mot celle parue dans Le Parisien :

"On écoute ce chef d’oeuvre de Rover, en quelque sorte le David Bowie Français (rien que çà), qui publie son sublime deuxième et dernier album à ce jour « Let it glow ». Avec ses compositions de plus en plus conceptuelles entre nostalgie et exaltation, Rover nous ouvre plus largement ses vocalises mélancoliques pour nous faire rêver au delà de son côté obscur. A star is born !
Influencé par David Bowie, The Beatles, The Beach Boys, T Rex, Pink Floyd et Serge Gainsbourg, le multi-instrumentiste Timothée Régnier (alias Rover) a entièrement écrit et interprété cet album sur la console ayant servi à l’enregistrement de Melody Nelson dans les conditions de l’analogique.
Bon on écoute cette pépite qui se consomme comme un concept album de bout en bout.
On ouvre avec le folk céleste de « Some Needs » comme un Bowie qui chancelle sur un refrain chatoyant des plus enchanteur. Fascinant
Avec « Odessey », les flûtes aériennes nous projettent dans un space opera psychédélique. Major Tom ou es-tu ?
Sur le splendide single « Call my name », on glisse sur la voix de Rover entre tessiture de velours et rage contenue. Bande Originale ?
On fait un tour avec les Beach Boys et Brian Wilson sur « Innerhum » qui laisse la créativité musicale de Rover nous emmener dans les saveurs d’une magnifique orchestration.
Sur les accords de piano de « Trugar » on a l’impression de voguer sur un standard de John Lennon mais période New York.
Avec « HCYD », il impose son style avec son son. Rover n’est pas un copieur !
L’ouverture enchanteresse au piano de « Let it glow » laisse place à un duo basse-guitare à la Melody de Nelson pour une montée sur des voix éthérés. Seventies
Arrive une des pièces maîtresses de l’album « Along », avec sa cohorte de spasmes oppressés, menaçants et ténébreux. Ce marathon man à l’ambiance funèbre emprunte des chemins d’une froideur dangereuse pour nous égayer au clavecin avec Dracula. Thriller opera.
« Glowing shades » se déguste comme une ballade au petit matin avec Marc Bolan et David Bowie, main dans la main, qui s’émerveillent de l’éveil de la nature, après une nuit blanche, il s’entend.
On termine sur un morceau à la More de Pink Floyd avec « In The End » qui s’enfonce sur des accords rapides et combatifs vers Ibiza. Psychédélique.
Cet album est tout simplement magnifique, je reste sans voix pour la laisser à Rover lorsqu’il s’envole vers les hauteurs avant de redescendre sur un claquement de cordes vers les profondeurs vocales.
Et je ne parle pas, ou plutôt si, du décor instrumental qui est tout simplement majestueux et fascinant.
Si le fil conducteur de ce disque est le piano, on découvre un côté bruitiste qui arrive progressivement à l’écoute de cet album qui est gravé comme une référence aux sixties, jusqu’au début des années 70.
Une merveille, vivement que « Rover » revienne pour son troisième album, que l’on aille le voir en concert."

Des frissons, des larmes aux yeux, des bouches bées. C'est l 'effet Rover. Et ça marche à chaque fois. Comme au beau milieu de la rédaction du «Parisien» - «Aujourd'hui en France», le 17 février 2017, où Timothée Régnier a sidéré l'assistance et les personnes qui suivaient sa prestation en direct sur Facebook.

Rover se verrait bien écrire pour d'autres, «réaliser un disque pour quelqu'un comme Jane Birkin. J'adorerais lui faire enregistrer un disque en anglais». Et le français ? Pas naturel pour un musicien qui a passé son enfance à New York. «J'ai essayé mais ça part tout de suite à la poubelle. Ça viendra.» Et là encore, à coup sûr, Rover fera son effet.

Je termine ma présentation en disant que Rover, avec sa stature de bucheron, transpire sa sensibilité et qu'avec sa voix extraordinaire, il fait passer des sensations extrêmement forte. Il y a longtemps que je n'avais pas entendu un tel chanteur et je suis surpris qu'il ne soit pas très connu malgré les distinctions déjà obtenues :
- Victoires de la musique 2013 : nomination comme groupe ou artiste révélation du public de l'année
- Prix Talent Tout 9 2013
- Victoires de la musique 2016 : nomination comme album rock de l'année pour Let It Glow.

Allez visiter Rover music la chaîne officielle de Rover sur YouTube.

Et quelques vidéos :
Aqualast
La Roche Elle est longue mais il faut absolument l'écouter jusqu'à la fin, c'est splendide.
Silence to navigate
Wedding Bells
Silver
Full of Grace
Tonight
Late night Love
Queen of the Fools
Some needs
Innerhum
Call my Name
Let it Glow
Lou
Les vieilles charrues 2012 concert en bonne qualité 55 minutes.
Concert privé au studio Kerwax dans lequel a été enregistré son deuxième album.

N'hésitez pas à fouiller dans YouTube, on y trouve pas mal de vidéos live en bonne qualité.

Ses disques sont disponibles chez tous les bons disquaires et en écoute sur Deezer.
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Re: Et à part ça ?

Messagepar Arthur Gordon Pym » 16 Aoû 2018, 22:00

Fontaine Wallace, une source de jouvence.

Image
Fontaine Wallace


On sait que les fontaines Wallace, ce sont ces vieilles fontaines de fonte que l'on croise dans les rues de Paris, installées dans les années 1870, à l'instigation de Sir Richard Wallace, britannique établi à Paris.

Le groupe Fontaine Wallace est celui de Nicolas Falez qui occupe une petite place discrète depuis un vingtaine d’années dans la Pop française. Après l'éclatement de son précédent groupe, Superflu, il poursuit le même chemin, celui d'une musique habitée, suggestive, autrefois Rock, aujourd'hui plutôt Pop.

Ce nouveau projet est hanté par la ville, c'est son territoire entre chaos et désordre. Les petites villes comme les grandes villes, ces lieux sans véritable identité, sans singularité. Ces endroits que l'on retrouve à l'identique quelques kilomètres plus loin. Ennui et froid, banalité et lieux communs, bancs publics et adolescents gothiques.

Tout au long des 10 titres, on est souvent au bord d'un malaise avec cette écriture allusive. Prenons "Une Odyssée" qui commence comme l'évocation d'une anecdote presque futile mais qui s'avère bien plus profonde qu'elle n'y parait, les rivières paisibles ressemblent parfois à s'y méprendre à des Styx inquiétants. L'ambiance peut sembler légère mais le spleen n'est jamais loin.

Nicolas Falez part du quotidien pour mieux le sublimer. Le monde de Fontaine Wallace est un lieu inquiet sans architecte mais à la multitude d'ouvriers qui ne savent que croire.

Souvent appuyées par un piano clair, ces dix chansons s'assument en contrepoints et en dialogues entre Cécile Beguery et Nicolas Falez dont le chant évoque parfois celui de Serge Gainsbourg. Il y a une belle solidarité au sein de ce disque. L'écriture est belle et variée, volontiers lettrée et changeante, se permettant une suite d'énumérations sans verbe qui donnent du sens à "Joueur d'échecs" ou plus directement naturaliste sur "Quarantaine".

L'élément liquide revient beaucoup dans les propos du parisien, signe d'un temps qui file, d'un tumulte que l'on ne parvient pas à calmer.

Depuis toujours, Nicolas Falez parle de la perte de l'inédit et de la nouveauté, d'une certaine forme de lassitude, d'une mélancolie du lendemain qui sonne plus terne que l'hier.

Les titres en vidéo :
01.Une odyssée
02.Architecte
03.Joueur d'échecs
04.Quarantaine
05.Déjà fait
06.Sagittaire
07.Petite ville
08.La neige de l'année
09.Astronaute
10.Le plongeon

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